Commission historique du Nord
SÉANCE DU LUNDI 21 janvier 2013

AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU NORD
SOUS LA PRÉSIDENCE DE M. Philippe MARCHAND
 

 
 
 
Communication
 
de M. Serge DORMARD
 
Les Etats de la Flandre wallonne et l’entretien du réseau routier :
de la régie des grès à la liberté du commerce ((1750-1790)

 

serge dormard commission historique du Nord
Territoire des anciennes châtellenies de Lille, Douai et Orchies, la Flandre wallonne est, au XVIIIe siècle, la province la plus peuplée (233600 habitants en 1764) et la plus riche de la France septentrionale. Elle est administrée par une assemblée (États) composée de délégués des Magistrats des villes de Lille, Douai et Orchies et de quatre seigneurs haut-justiciers représentant le plat pays (Phalempin, Comines, Wavrin et Cysoing). Le clergé et la noblesse n’y sont pas représentés. Pour les affaires courantes, notamment les travaux publics, c’est la « chambre commune », comprenant quatre députés du Magistrat de Lille et les baillis des seigneurs haut-justiciers, qui prend les décisions.
 
Du fait de l’importance de sa population et de la densité de son tissu urbain, la Flandre wallonne dispose d’un réseau routier exceptionnel. Une partie de ces infrastructures est à la charge des États. Cela concerne principalement huit routes partant de Lille vers les grandes villes de la région et de l’étranger : Douai, Orchies, Arras, La Bassée, Armentières, Ypres, Menin et Tournai. L’ensemble représente environ 217 km de chaussées à entretenir et à améliorer. Ces routes jouent un rôle économique majeur mais sont aussi, dans une région frontalière, d’une grande importance sur les plans stratégique et militaire.
 
Compte tenu de la nature du terrain, sol argileux, étendue des zones marécageuses, le pavage des routes est une nécessité. Seul le grès possède la résistance suffisante pour supporter le passage des lourdes voitures chargées de marchandises.
 
La Flandre wallonne possède de nombreuses carrières de grès. Elles sont concentrées dans quelques villages situés au sud de la province : Estrées, Cantin, Lewarde, Hamel, Montigny, Lécluse, etc. Au début des années 1760, on recensait 84 carrières dont 56 localisées dans le seul village d’Estrées. Les carrières de la Flandre wallonne sont situées à proximité de celles des provinces voisines, Artois, Cambrésis et Hainaut, ce qui va être la source de nombreuses difficultés pour les États de la Flandre wallonne.
 
Les produits fabriqués comprennent des pavés de différentes dimensions, 6 à 7 pouces cubiques ou à pointe, 5 à 6 pouces et 4 à 5 pouces (un pouce = 2,707cm). Mais seuls les pavés de 6 à 7 pouces cubiques apportent la solidité indispensable aux chaussées. Sont aussi fabriquées des bordures de grès pour les routes et diverses pièces de gresseries pour la construction des bâtiments. Un peu plus d’un million de pièces de grès sont tirées chaque année des carrières de la Flandre wallonne.
 
Les grès ont plusieurs utilisations. Outre le pavage des routes à la charge des États, une partie de la production est distribuée gracieusement par les États aux communautés villageoises pour l’entretien de leurs voiries. Les États vendent aussi de nombreux produits aux particuliers et aux institutions publiques ou privées pour leurs constructions.
 
Pour leur approvisionnement en grès, les députés de la Flandre wallonne traitent avec les marchands qui se chargent d’indemniser les propriétaires des terres et de faire extraire les grès des carrières. La fabrication des produits est effectuée par des briseurs de grès. Entre 120 et 150 briseurs travaillent en permanence sur les carrières de la Flandre wallonne.
 
Les grès sont extraits et façonnés sur les carrières puis voiturés jusqu’aux rivages de la Scarpe. Le principal dépôt est localisé à Corbehem mais il en existe d’autres, à Lambres, à Lallaing et à Douai. Ils sont ensuite transportés par bateau jusqu’au magasin des États situé faubourg de la Barre à Lille. De là, ils sont acheminés sur les différents chantiers de réparation ou de construction des chaussées.
 
Les objectifs poursuivis par les États de la Flandre wallonne apparaissent multiples et relativement contradictoires : disposer chaque année des quantités de grès nécessaires aux travaux d’entretien des routes, obtenir des produits ayant la qualité et la forme souhaitées, acquérir les produits à des prix « honnêtes et raisonnables », ne pas épuiser les carrières de la Flandre wallonne.
 
À partir des années 1750, l’approvisionnement en grès commence à poser de sérieux problèmes aux députés des États. Les produits fournis par les marchands sont souvent de mauvaise qualité. Ils ne respectent pas toujours les dimensions demandées, ce qui donne aux marchands un prétexte pour exporter une partie de la production. Sans oublier les sorties illégales vers les provinces voisines que la Flandre wallonne peut difficilement empêcher.
 
Face à cette situation, les députés des États cherchent, dans un premier temps, à renforcer la règlementation. L’ordonnance du 9 février 1751 puis celle du 20 février 1759 interdisent la fabrication des pavés non cubiques. Les contrevenants seront frappés d’une amende de 300 florins.
 
Mais cela ne suffit pas. Une nouvelle étape est franchie avec l’ordonnance du 25 août 1763 qui accorde la priorité aux États pour tirer des grès dans la province. Les États traitent maintenant directement avec les briseurs de grès. Les propriétaires des terres seront indemnisés selon un taux fixe égal au dixième de la valeur des produits extraits. Mais ils ont la possibilité d’exploiter leurs terres pour leur usage personnel. Cette faveur va se révéler désastreuse car certains propriétaires, après avoir tiré des grès pour leur compte, vont les vendre à des marchands à l’insu des agents de la province.
 
Ce qui va conduire les États à accentuer encore plus leur emprise sur la production de grès. L’arrêt du Conseil du roi du 21 mai 1771 va leur permettre de prendre le contrôle total des carrières de la Flandre wallonne.
 
En effet, dorénavant seuls les États ont la possibilité d’ouvrir et d’exploiter des carrières dans l’étendue de la Flandre wallonne. Les propriétaires des terres ne peuvent plus tirer des grès pour leur propre compte. Les particuliers qui souhaitent acquérir des grès doivent s’adresser aux services des États qui possèdent ainsi le monopole de la vente de produits. Les États traitent directement avec les briseurs sous la forme d’adjudication ou de conventions fixant les prix des produits fabriqués. Ils deviennent de fait les seuls acquéreurs de grès sur les lieux de production.
 
Pour faire fonctionner le dispositif, un Bureau général des carrières est constitué avec à sa tête un inspecteur général des ponts et chaussées chargé des carrières. Ce poste sera longtemps occupé par Thomas François Joseph GOMBERT, qui est aussi un architecte réputé. Les États disposent aussi de nombreux personnels sur les lieux de fabrication et de stockage des produits.
 
Le système mis en place par les États de la Flandre wallonne devrait leur donner les moyens d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. Mais cela suppose que plusieurs conditions soient réunies : le strict respect des normes de fabrication, un contrôle rigoureux des exportations, la maîtrise des coûts de production. Ce qui va se révéler difficile voire impossible à réaliser.
 
L’efficacité de la politique mise en œuvre par les États va être aussi limitée par divers conflits avec l’intendant de Flandres et d’Artois. De façon constante, les députés des États accusent ce dernier d’accorder trop facilement les permis d’exportation de grès hors de la province. L’hostilité grandit encore, en 1781, lorsque les briseurs de grès réclament une augmentation des prix des produits qu’ils fabriquent. L’intendant les soutient contre les députés des États qui reprochent aux briseurs « leur esprit de cabale » et veulent maintenir l’usage de fixer les prix par adjudication ou par une convention avec les briseurs. Devant la détermination des députés des États, l’intendant devra finalement s’incliner. En 1783, une nouvelle affaire éclate. Les bateliers demandent à leur tour une revalorisation des tarifs du transport fluvial des marchandises. L’intendant pousse les États à accepter leur demande. Ceux-ci refusent et arrivent, en octobre 1785, à signer une convention particulière avec quatre bateliers à des conditions avantageuses. Malgré une opposition farouche, l’intendant et le corps des bateliers doivent s’incliner. Les États ont triomphé une nouvelle fois mais ils ont dû accepter des augmentations de prix et ces conflits ont gravement détérioré leurs relations avec leurs différents partenaires.
 
À la fin de l’année 1786, de nouvelles difficultés apparaissent lors de la présentation à l’intendant des prix de vente aux particuliers que les États souhaitent appliquer l’année suivante. Celui-ci refuse les hausses demandées. L’assemblée des États décide alors, le 26 janvier 1787, de manière brutale et inattendue, de renoncer aux dispositions de l’arrêt du Conseil du roi du 21 mai 1771. L’exploitation des carrières et le commerce des grès redeviennent totalement libres. Les propriétaires retrouvent la maîtrise de leurs terres. Pour leurs approvisionnements, les États traiteront avec les propriétaires, les marchands ou les briseurs de grès selon les opportunités. Ils ne distribueront plus de produits aux communautés villageoises et ne vendront plus aux particuliers. La seule chose qu’ils demandent à l’intendant, c’est de prendre des mesures pour empêcher les sorties de grès de la province.
 
Les États espèrent que le retour à la liberté du commerce permettra à la province d’acquérir dans de meilleures conditions les produits dont elle a besoin. Malheureusement il n’en a pas été ainsi. Les années suivantes sont marquées par des difficultés croissantes pour obtenir les produits indispensables à l’entretien et aux réparations des routes. Les prix des grès s’envolent : ils sont multipliés par deux en l’espace de trois ans. Malgré le soutien de l’intendant, les États n’arrivent pas à empêcher les sorties illégales de produits accentuant ainsi l’épuisement des carrières. À la fin de l’Ancien Régime, les grès sont devenus, en Flandre wallonne, des produits rares et chers.
 
En dernier recours, les députés de la Flandre wallonne tentent un rapprochement avec les provinces voisines, Artois et Hainaut notamment, afin d’élaborer une action commune en matière d’exportation et de contrôle de la fabrication des produits. Sans succès, semble-t-il.
 
La Régie des grès mise en place par les États de la Flandre wallonne a abouti à un échec. Le retour en 1787 à la liberté du commerce n’a pas non plus permis à la province de satisfaire ses besoins en matière d’approvisionnement. Mais, compte tenu des particularités notamment géographiques de la Flandre wallonne, pouvait-il en être autrement ?
 
Cette expérience particulière révèle aussi quelques-uns des problèmes de la société française du XVIIIe siècle : la question du partage du pouvoir entre les provinces et l’autorité centrale représentée par l’intendant, celle de la taille et des limites des espaces territoriaux, la question de ce qui doit relever de l’action publique ou de l’initiative privée. Plus de deux siècles plus tard, ces interrogations restent encore d’actualité.
 
DISCUSSION
 
Au terme de l’exposé vivement applaudi, s’ouvre une longue discussion qui voit les interventions de Mme Odile Louage, Mlle Christiane Lesage, Mlle Rosine Cleyet-Michaud, M. Frédéric Faucon, Mme Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, M. Bernard Delmaire, M. Dominique Delgrange, M. Hervé Passot, M. Marc Schrevel, M. Claude Depauw, M. Philippe Marchand. On attend avec impatience  les résultats des recherches que notre collègue doit maintenant entreprendre sur les exploitants des carrières de grès dont il nous a dit quelques mots.
 
PUBLICATIONS
 
Ouvrages
 
Frédéric VIENNE (sous la direction de), Histoire du diocèse de Lille et de son territoire du Moyen Âge à nos jours, Préface par Xavier Boniface, postface par Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, Strasbourg, Éditions du Signe, 2013, 432p.
Le diocèse de Lille célèbre en 2013 son centenaire. Les  anniversaires étant devenus une pierre d’angle des programmes de travail intellectuel, l’occasion était excellente pour écrire son histoire en l’inscrivant dans la longue durée car l’histoire des chrétiens qui ont vécu sur son territoire est bien antérieure. C’est à cette tâche que s’est attaquée sous la direction de Frédéric Vienne, maître d’œuvre, une équipe composée de
Charles Mériaux pour la première partie : Le Moyen Âge,
Alain Lottin et Philippe Guignet pour la deuxième partie : L’époque moderne,
Frédéric Vienne pour la troisième partie : De la fin de l’Ancien régime aux débuts du diocèse de Lille (1789-1928), 
Catherine Masson pour la quatrième partie : Le diocèse de Lille  de 1928 à 1983, 
Bruno Duriez pour la cinquième partie : Le diocèse de Lille de 1983 à 2008...dans un monde en crise.
 
L’ouvrage s’appuie sur les recherches menées par les devanciers (le chanoine Platelle, Louis Trénard et Pierre Pierrard) et  par leurs contemporains au premier rang desquels il faut citer Yves-Marie Hilaire, Bernard Delmaire et Jean-Marie Mayeur mais aussi sur celles des différents auteurs, car l’histoire religieuse est dans les universités lilloises un champ de recherches qui a donné naissance à de grandes thèses. La réussite est au rendez-vous. Abondamment illustré de documents souvent originaux, de plans, de cartes, cette ambitieuse synthèse est d’une lecture agréable. Elle deviendra vite un ouvrage de référence. Tout en répondant aux attentes des spécialistes, elle saura séduire le grand public intéressé par le passé septentrional.
 
Archéologie du Nord-Pas-de-Calais Saint-Georges-sur-l’Aa, une occupation spécifique côtière du haut Moyen Âge (Xe-XIe siècle), DRAC Nord-Pas-de-Calais, juin 2012.
 
Tirés à part
 
Claude LANGLOIS, Félicien MACHELART, « Le couronnement de Notre-Dame du saint Cordon de Valenciennes en 1897 Évènement tardif et longue histoire (Aucune référence sur ce tiré à part remis à la CHN).
 
Revues
 
L’Abeille, Journal de la Société des Amis de Panckoucke, décembre 2012, n°22
Jean-Paul VISSE, « Un patron de presse au Louvre-Lens » : Louis-François Bertin (1776-1841), patron du Journal des Débats dont le portrait réalisé par Ingres est exposé dans le tout nouveau Louvre-Lens
Marie-Christine ALLART, « Le temps révolu des prêtres journalistes agricoles dans la Région Nord-Pas-de-Calais »
Roland ALLENDER,  « Un journal douaisien éphémère : Le Démocrate (1900-1902) »
Laurie LARVENT, « Le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque de France : une intense activité éditoriale »
Philippe BOOTZ, « Une revue sur disquette »
Marie OUDAR, « L’évolution de la publicité dans L’Écho de la Lys de 1837 à 1914 »
 
Les Amis de Douai, tome XV, décembre 2012, n° 11
Franklin DEBRABANT, « Sainte-Beuve et les Valmore : une amitié un peu plus que littéraire »
Joël VANDENDRIESSCHE, « Petit survol des armoiries des 35 communes de la Communauté d’Agglomération du Douaisis »
Jean-Claude BULTE, « L’évolution des paysages et la formation des toponymes »
Stéphane TRÉLA, « Alexandre-Joseph-Séraphin d’Haubersart (1732-1823) : de la charrue coutichoise au fauteuil de Pair de France »
 
Douaisis-Généalogie, 4e trimestre 2012, n° 84
Françoise DEPOORTER-LALISSE, « Éditorial »
Françoise DEPOORTER LALISSE et Serge DORMARD, « Généalogies des familles d’imprimeurs douaisiens (4) »
Françoise DEPOORTER –LALISSE, « Les principaux imprimeurs douaisiens du XIXe siècle »
Alain CAMPAGNE, « La famille ROBAUT, de Douai »
Henri DEMAREY, « Généalogie MALHERBE (Douai, Lallaing) »
« Les testaments passés devant les notaires du Douaisis XVIe-XVIIIe s. » (suite)
Dans son éditorial, Françoise Depoorter-Lalisse, présidente du Centre d’Études Généalogiques du Douaisis, annonce la cessation  de la publication de Douaisis-Généalogie faute d’avoir trouvé un successeur à Serge Dormard qui en était la cheville ouvrière. On regrettera la disparition de cette revue qui pendant plus de vingt années publia des articles de généalogie et des articles d’histoire générale. La qualité de son contenu et de sa présentation en faisait un précieux outil pour la connaissance de l’histoire du Douaisis.
 
Bulletin de l’Association généalogique Flandre Hainaut, n° 115, septembre 2012
Parmi les nombreux articles, on retiendra :
Thérèse VAN de WALLE, « Les habitants de Liévin originaires du Hainaut partis aux Etats-Unis et au Canada entre 1898 et 1924 »
Christian BOUTIN, « Albert Duhot aux Cinq-Cents »
 
Jadis en Cambrésis, n° 110, janvier 2013
Clotilde HERBERT, « Hommage à Emile Bontemps »
Christiane BOUVART, « Le Moulin Paradis »     
Mikaël BOUGENIÈRES, « Filles publiques et maisons de tolérance à Cambrai »
Claude FAUCON, « Jadis à Caudry (1ère partie) »
Gérard DOMISE-PAGNEN, « Albert Arsène Babeau des Riceys, écrivain et historien »
Gérard MONTAGNE, « Du qu’in va ? »
Philippe BARBET, « Du côté des Archives...Condamnation de Marguerite-Joseph Deflandre » (AD Nord Placards 8250. On regrette l’absence de commentaire)
Patrimoine Saint-Michel, n° 3, novembre 2013
Ce numéro 3 de Patrimoine Saint-Michel propose de partir à la découverte de la famille de Mailly qui pendant deux siècles fut seigneur puis marquis du Quesnoy. Les textes sont de l’association Les Amis du Quesnoy et de Patrick Ansar.
Autrefois, Cercle historique d’Aubers-en-Weppes, n° 108, décembre 2012
Prévoyance sociale Passé, Présent, Avenir, n° 94, janvier 2013
Gérald MENNESSON, « La Caisse primaire de Sécurité sociale de Dunkerque : un tournant (1968-1975) »
Gérald MENNESSON, « La Caisse primaire de Sécurité sociale de Dunkerque : heurts et mutations (1976-1984)
Florent VANREMORTÈRE, « Les origines politiques et historiques des Caisses d’allocations familiales dans le Nord de la France »
 
Valentiana, n° 50, novembre 2012
Comme annoncé dans le numéro précédent, Valentiana doit abandonner la formule des deux numéros par an présentant des articles de divers auteurs sur des sujets différents. Ce numéro 50  de novembre 2012 est entièrement consacré au compositeur Yvon BOURREL, né à Vendegies-sur-Écaillon le 3 décembre 1932. Élève du conservatoire de Valenciennes, puis du conservatoire de Paris, Yvon Bourrel est un compositeur de talent, toujours actif, dont Ludovic FLORIN retrace la biographie. On trouve aussi dans ce numéro le catalogue de ses  œuvres et de sa discographie, un entretien, des témoignages sur des œuvres particulières et une bibliographie. Ce numéro de Valentiana nous fait découvrir un compositeur majeur du XXe siècle.
La rédaction de Valentiana annonce un numéro pour 2013 consacré aux travaux de recherche de Jean-Claude POINSIGNON sur le sculpteur Lucien Brasseur (1878-1960). 
 
ANNONCES DE PUBLICATIONS
 
La Société Nationale d’Agriculture, Sciences et Arts de Douai annonce la publication des comptes des hôpitaux et bonnes maisons douaisiennes conservés dans les archives communales et hospitalières de Douai (1307-1361) par Monique MESTAYER. Cette publication constituera le Tome XVI des Mémoires de la Société Nationale d’Agriculture, Sciences et Arts de Douai, 2 volumes, 1504 pages, 45€ + frais de port (19,50€ pour la France). Prix de souscription jusqu’à la parution prévue en mai : 35€.
 
Bernard SCHAEFFER, La bagnarde. Amour et injustice dans le Nord au XIXe siècle, Lille, Ravet-Anceau, 2012. Ce dernier opus de notre collègue est un récit inspiré d’une histoire vraie mettant en scène une jeune ouvrière roubaisienne injustement condamnée au bagne.
 
Le Centre d’Études et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines annonce la publication de: Fabrice MAERTEN & Alain COLIGNON, Villes wallonnes en guerre. La Wallonie sous l’Occupation 1940-1945, Waterloo, Renaissance du Livre / CEGES, 2012, 179 p., 15€ (diffusion : CEGES, 15 square de l’Aviation, 1070 Bruxelles). Cet ouvrage est une synthèse de l’histoire des villes en Wallonie pendant la Seconde guerre mondiale reposant sur l’exploitation de plus de 220 photographies confrontées aux travaux existant sur le sujet.

 



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